Publié le 12 juin 2026 par Équipe Objectif Adjoint
Le rôle du Président de la République au concours de police
Le rôle du Président de la République sous la Ve République au QCM du concours de Adjoint Administratif : pouvoirs, articles de la Constitution et pièges à connaître.
Le rôle du Président de la République revient sans cesse au QCM de culture générale du concours de Adjoint Administratif, et la bonne nouvelle, c’est qu’il se résume à quelques articles de la Constitution. La réponse à fixer en priorité tient en une ligne : sous la Ve République, le président est la clé de voûte des institutions, garant de la continuité de l’État et arbitre du fonctionnement des pouvoirs publics, selon l’article 5 de la Constitution de 1958. Voici les pouvoirs, les dates et les distinctions à connaître pour sécuriser ces points le jour de l’épreuve.

Pourquoi le Président de la République tombe-t-il si souvent au QCM ?
Parce qu’il est au centre du cadre institutionnel et politique, l’un des grands champs du QCM avec l’histoire de France, les valeurs républicaines et l’actualité. Le jury veut s’assurer qu’un futur policier connaît les institutions qu’il servira. C’est un thème balisé, prévisible, et c’est tant mieux pour vous : les questions ne cherchent pas à vous transformer en constitutionnaliste, elles vérifient des repères de base.
Le format ne laisse aucune place à la dissertation. Trois propositions par question, une seule bonne réponse, une note sur 20 affectée d’un coefficient 2. Chaque repère bien fixé pèse donc double dans votre classement. Une question sur le mandat ou sur le rôle d’arbitre du président se répond en quelques secondes quand le cours est en place, et fait perdre un point bête quand on confond deux articles.
Le réflexe à prendre dès maintenant : ne révisez pas ce thème comme un manuel de droit constitutionnel. Retenez qui fait quoi, avec quel article, et quelques dates-clés. C’est exactement ce qui tombe.
Que dit l’article 5 sur le rôle du Président ?
L’article 5 pose la mission générale du chef de l’État. Il en fait un arbitre, pas un gestionnaire du quotidien.
Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités.
Trois idées à retenir de cet article. Le président veille au respect de la Constitution. Il arbitre pour que les pouvoirs publics fonctionnent. Il garantit l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités. Quand une question vous demande quel article définit le rôle de garant et d’arbitre du président, c’est l’article 5, et c’est une réponse qui revient souvent.
Le vocabulaire compte. Le mot arbitrage est typique de l’article 5 et le jury aime le tester. Si une proposition parle du président comme « chef du gouvernement », elle est fausse : le chef du gouvernement, c’est le Premier ministre. Le président est le chef de l’État.
Comment le Président est-il élu et pour combien de temps ?
L’article 6 fixe les règles d’élection, et c’est sans doute la question la plus fréquente sur ce thème. Le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, et nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.
Trois dates encadrent cet article et tombent régulièrement :
- 1962 : la révision constitutionnelle du 6 novembre 1962, voulue par le général de Gaulle et adoptée par référendum le 28 octobre, instaure l’élection du président au suffrage universel direct. Avant, il était élu par un collège de grands électeurs.
- 2000 : la révision du 2 octobre 2000, approuvée par référendum, fait passer le mandat du septennat au quinquennat, de sept à cinq ans.
- 2008 : la révision du 23 juillet 2008 introduit la limitation à deux mandats consécutifs.
Le piège classique joue sur ces chiffres. Une proposition vous donnera « sept ans », vestige du septennat d’avant 2000. Une autre dira « deux mandats au total » alors que la Constitution interdit deux mandats consécutifs, ce qui n’est pas la même chose. Lisez l’énoncé en entier, un seul mot fait basculer la bonne case. Pour replacer ces révisions dans l’histoire du régime, la fiche Ve République pour le concours regroupe les dates de 1958 à aujourd’hui.
Quels sont les pouvoirs propres et les pouvoirs partagés ?
C’est la distinction qui sépare les candidats préparés des autres. Tous les pouvoirs du président ne se valent pas. Certains s’exercent seul, sans la signature du Premier ministre : ce sont les pouvoirs propres, énumérés par l’article 19. Les autres exigent le contreseing du Premier ministre, et parfois des ministres concernés : ce sont les pouvoirs partagés.
Les pouvoirs propres les plus testés, avec leur article :
- Nommer le Premier ministre (article 8). Le président choisit le chef du gouvernement, en pratique tenu de prendre quelqu’un d’acceptable par la majorité de l’Assemblée.
- Soumettre un texte au référendum (article 11), notamment sur l’organisation des pouvoirs publics ou des réformes économiques, sociales ou environnementales.
- Dissoudre l’Assemblée nationale (article 12), après consultation du Premier ministre et des présidents des deux assemblées.
- Exercer les pouvoirs exceptionnels (article 16) en cas de menace grave sur les institutions.
- Communiquer avec le Parlement (article 18).
À côté, des fonctions plus institutionnelles complètent le tableau. Le président préside le Conseil des ministres (article 9) et il est le chef des armées (article 15). Une question revient souvent sur ce dernier point : oui, c’est bien le président, et non le ministre des Armées, qui est constitutionnellement le chef des armées.
Le test favori du jury consiste à glisser un pouvoir partagé dans une liste de pouvoirs propres, ou l’inverse. Le repère qui sauve : la dissolution, le référendum, la nomination du Premier ministre et l’article 16 s’exercent sans contreseing, ce sont des pouvoirs propres. Dès qu’un acte exige la signature du Premier ministre, on bascule dans le pouvoir partagé. Et puisque le président nomme le Premier ministre qui contresigne les lois et engage le travail législatif, vous pouvez relier ce thème à comment une loi est votée en France, un autre incontournable du QCM.
Quelles questions tombent, et comment les sécuriser ?
Les formulations sont prévisibles. Sur ce QCM à trois propositions, voici le genre de questions que vous croiserez :
- Quel article définit le président comme arbitre et garant de la continuité de l’État ? (l’article 5)
- Depuis quelle année le président est-il élu au suffrage universel direct ? (1962)
- Quelle est la durée du mandat présidentiel depuis 2000 ? (cinq ans)
- Qui nomme le Premier ministre ? (le Président de la République, article 8)
- Le président peut-il dissoudre le Sénat ? (non, seulement l’Assemblée nationale, article 12)
Cette dernière question est un piège récurrent. Le président dissout l’Assemblée nationale, jamais le Sénat, qui ne peut pas être dissous. Une proposition vous tendra « les deux assemblées » ou « le Sénat » pour voir si vous suivez. Sur un QCM à trois choix, l’élimination fonctionne bien sur ce type d’item : écartez l’intrus manifestement faux, et la bonne réponse se dégage souvent toute seule.
Ce qu’il faut graver avant le jour J tient en peu de lignes. L’article 5 définit le rôle d’arbitre et de garant. L’article 6 fixe le mandat de cinq ans au suffrage universel direct, avec les dates 1962, 2000 et 2008. Les pouvoirs propres de l’article 19 s’exercent sans contreseing : nomination du Premier ministre (8), référendum (11), dissolution (12), pouvoirs exceptionnels (16). Le président préside le Conseil des ministres (9) et commande les armées (15). Avec ces repères, un thème souvent survolé devient une réserve de points faciles.
Pour ancrer ces réflexes, rien ne remplace l’entraînement en conditions réelles. Le mode examen blanc d’Objectif Adjoint reproduit le format officiel, 40 questions, trois choix, chronométré, noté sur 20, et vous corrige après chaque réponse pour fixer le bon article. Vous pouvez aussi travailler l’ensemble du sujet avec la fiche cadre institutionnel et politique et retrouver le déroulé complet sur la fiche du concours de Adjoint Administratif.
Sources officielles : le texte de la Constitution du 4 octobre 1958 sur Légifrance et la place du Président de la République selon le Conseil constitutionnel.
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